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Mercredi 26 février 2020

La productivité du travail, facteur clé de la performance des entreprises


Une étude du CER France sur les résultats économiques des exploitations viticoles les plus performantes du Beaujolais montre qu'elles ont une bien meilleure productivité du travail, moins de charges, mais qu'elles font moins de bouteilles que les autres.

La productivité du travail, facteur clé de la performance des entreprises

Le CER France du Rhône organisait pour la première fois ce jeudi 20 février 2020 l'édition de « Vitiscopie » : une présentation des résultats économiques 2019 (récolte 2018) des exploitations viticoles du Beaujolais. Le groupe représente 215 exploitations ; elles ont une taille moyenne de 12,8 ha de vignes, comptent 2,5 UTH et récoltent en moyenne 735 hl. Elles ont dégagé un produit brut moyen de 172 k€, un EBE de 53000€, un revenu disponible de 38300€ et une marge d'orientation* de 11800€. Le coût de production (charges opérationnelles, de structure, amortissements et frais fixes) moyen a été évalué à 190€/hl.

Damien Raffin, responsable du conseil au CER France Rhône, a ensuite comparé cette exploitation « moyenne » au quart supérieur du groupe, en sélectionnant les 25% qui ont la meilleure valeur ajoutée, dans le but de comprendre les exploitations qui s'en sortent le mieux. Il ressort que ces dernières ont un produit brut inférieur (164 k€) mais un EBE supérieur (67500 k€). « Cela indique qu'elles sont plus économes », explique celui-ci. L'étude de leurs coûts de production, qui s'élèvent à 151€/hl, montre qu'elles parviennent à faire des économies un peu partout : sur les charges opérationnelles, mais surtout sur les charges de structure, de mécanisation surtout. Les mêmes appellations et surfaces

Ce quart supérieur a aussi un revenu disponible, ainsi qu'une marge d'orientation, nettement plus confortables, lié au fait qu'elles ont moins d'annuités.

Le conseiller a ensuite cherché à trouver des raisons structurelles. En termes de surfaces et d'appellations, ce groupe supérieur est très proche du groupe moyen, avec 13 ha de vignes et quasiment les mêmes appellations que les autres. « Ce n'est donc pas un critère principal de performance », en déduit le conseiller.

L'étude du nombre d'UTH montre en revanche un net écart en faveur du quart supérieur, avec 348 hl produit/UTH contre 302 hl/UTH pour l'exploitation « moyenne ». « La productivité du travail est un facteur déterminant : l'efficacité du travail permet de meilleurs résultats », commente t-il.

L'analyse du mode de commercialisation montre quant à lui, curieusement, que les exploitations les plus performantes vendent moins de bouteilles (22%) que les autres (43%)... « Cela signifie qu'il faut dépasser un certain volume de commercialisation en bouteilles pour pouvoir être performant. Ceux qui font un peu de tout ne produisent pas de résultats meilleurs... ».

En résumé, ce dernier a identifié deux clés de réussite chez ces exploitations les plus performantes : la maîtrise des charges et la productivité du travail.

(*marge d'orientation : EBE-annuités-prélèvements privés = ce qui reste pour la trésorerie, l'autofinancement de l'entreprise)

 
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