Achat, vente, location de vignes, vignobles, propriétés et domaines viticoles
 
L'actualité du foncier viticole
A lire aussi sur intervignes.com
  • Vanessa Cherruau prend les commandes du château de Plaisance, en Anjou
  • La défiscalisation des transmissions viticoles étendue aux vieux baux dans le budget 2026
  • Domaine Bouchard Père & Fils déshabillé de ses plus grands crus pour créer le domaine des Cabottes
  • Coût dur de la MSA à 5 000 vignerons de Champagne : "on nous vend la retraite comme une Mercedes, et à la fin on n?a qu?une roue de secours !"
  • L'atelier des Chefs lance sa formation sommellerie
  • "Des vignobles ne seront pas vendus et devront trouver une autre destination"
  • Le raté de l?exonération à 75 % des transmissions viticoles va être réparé
  • Le prix du foncier défoncé dans le vignoble
  • Le prix des vignes déprime à Bordeaux, déchante dans le Rhône, dégrise à Cognac, défie en Bourgogne?
  • Un sondage pour chiffrer l'arrachage des vignes à 2 500 et 4 000 ?/ha

Jeudi 13 août 2015

Xylella Fastidiosa : limiter le risque d?introduction sans faire entrave au commerce




Xylella Fastidiosa : limiter le risque d’introduction sans faire entrave au commerce

Présente en Italie,  la bactérie tueuse Xylella Fastidiosa est un fléau dont la France cherche à se prémunir. L’exercice n’est pas simple. Ainsi en prenant un arrêt d’interdiction d’importation de matériel végétal en provenance de l’Italie, le préfet de Corse s’est mis en porte-à-faux avec la règlementation de l’Espace Schengen, à savoir la libre circulation des biens et des marchandises à travers les frontières européennes.

Dans ce contexte, comment se protéger de la contamination de la maladie ? Pour Jean-Pierre Van Ruyskensvelde, directeur de l’Institut français de la vigne et du vin, il y a en effet urgence à intervenir. « L’importation de 6 à 7 millions de plants greffés-soudés chaque année depuis l’Italie en France, est un risque majeur d’introduction de la bactérie dans notre vignoble » prévient-t-il.

Pour faire face au risque, tout en tenant compte des règles commerciales européennes, la France a décidé de mettre en place des contrôles aléatoires des plants importés pour vérifier l’absence de Xylella Fastidiosa. La mesure n’est-elle pas un peu timide face aux dangers que représente la bactérie ? 400 hectares ont été détruits en Californie pas cet agent pathogène contre lequel il n’existe pas d’outils de lutte. Jean-Pierre Van Ruyskensvelde est d’avis qu’il faudrait mettre en place des mesures conservatoires. « Des études scientifiques ont montré que le traitement à l’eau chaude permet de lutter efficacement contre Xylella Fastidiosa ».

Mais leur mise en ?uvre devra faire l’objet d’une règlementation. La DGAL est intervenue auprès de l’ANSES pour faire reconnaître l’efficacité de cette pratique. La reconnaissance officielle obtenue, il faudra encore rédiger les textes nécessaires pour rendre obligatoire la pratique. Ensuite, son application pourrait se heurter à quelques crispations : on connaît le surcoût et la mortalité des plants engendrés par la pratique. Pas sûr que les pépiniéristes italiens apprécient !