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Lundi 06 juin 2022

L'écart se creuse entre le prix des vignes de Champagne


Le prix moyen des vignes a connu un léger infléchissement de 5,6 % en 2021. S'il y a une belle dynamique sur les grands crus et premiers crus, ce n'est pas le cas pour tous les autres crus.

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Le prix moyen de la vigne en Champagne s’est établi à 1,04 million d’euros en 2021, en baisse de 5,6 % par rapport à 2020 d'après la SAFER. Les écarts se creusent selon les régions, avec un prix moyen de 1,65 M€/ha dans la Côte des Blancs et de 814 400 €/ha dans l’Aisne. Le marché reste dynamique, notamment pour les grands crus et les premiers crus. « Une parcelle dans la Côte des Blancs est vendue en deux ou trois coups de fil, confirme Thierry Blaise, expert foncier et gérant de Terres & Vignes dans la Marne. Les grands crus et les premiers crus restent très prisés. A l’inverse, les vignes de l’Aisne, principalement plantées en meunier, sont moins recherchées mais trouvent toujours des acquéreurs. On avait connu un petit emballement sur le prix des vignes en 2019, puis un réajustement en 2020 avec le Covid. Le prix des vignes recherchées devrait de nouveau progresser ».

« 2021 est une année contrastée, précise Olivier Baranski, directeur opérationnel de la Safer Grand-Est. Le premier semestre a été très calme, suite à l’année 2020 marquée par la baisse des échanges. Le second semestre 2021 a en revanche été très dynamique avec la reprise des ventes de Champagne. D’habitude, on constate un décalage d’un an entre une reprise des ventes de bouteilles et celle des ventes de vignes. En 2021, l’effet a été quasi immédiat ». Olivier Baranski estime que le marché va revenir à une vitesse de croisière en 2022, avec une probable nouvelle hausse des prix dans les grands crus et premiers crus.

Nouveaux acquéreurs

Outre l’écart qui se creuse entre les crus classés et les autres crus et une corrélation plus rapide entre les ventes de bouteilles et le marché du foncier, la typologie des acquéreurs est également en train de bouger. « Les viticulteurs représentent toujours 50 % des acheteurs, suivis du négoce (40 %), souligne Olivier Baranski. Mais l’apparition d’investisseurs structurés, qui s’octroient 10 % des ventes, est un phénomène nouveau en Champagne. France Valley, qui a acheté 10 ha en deux ans, en est une illustration ».