Achat, vente, location de vignes, vignobles, propriétés et domaines viticoles
 
L'actualité du foncier viticole
A lire aussi sur intervignes.com
  • Sauvez vos jeunes plants de l'asphyxie

Vendredi 29 mai 2020

La vigne entre dans une période de forte sensibilité à l’oïdium


A côté du mildiou et du black rot, les viticulteurs doivent désormais surveiller l’oïdium, dont la phase épidémique démarre.

La vigne entre dans une période de forte sensibilité à l’oïdium

La floraison est la période la plus critique dans la gestion du risque oïdium, et les températures chaudes actuelles sont favorables au champignon. Il a réalisé ses premières contaminations et profitera des prochaines pluies ou d’un temps lourd et couvert pour recommencer.

Pour l’heure, les techniciens constatent relativement peu de dégâts. Dans le Languedoc, le champignon semble même moins virulent qu’en début de campagne. Seules quelques parcelles à cépages sensibles de l’Aude ou du Gard ont été contaminées. Dans l’Hérault, quelques repiquages sur feuilles sont observés dans les parcelles à « drapeaux », essentiellement sur carignan.

En Bourgogne la situation est plus saine que l’an passé

Sur le réseau suivi par les conseillers viticoles bourguignons, 96% des parcelles restent toujours indemnes de la maladie, « contre 85% l’année dernière au même stade. » Là où la maladie est présente depuis maintenant plusieurs semaines, la fréquence des feuilles attaquées stagne entre 1 et 4%. Hors réseau, les conseillers font aussi état d’une « situation très saine. »

Jusqu'à présent, le Val de Loire s’en sort également bien. Plus de 90% des parcelles non traitées du réseau de suivi ne présentent aucun symptôme sur feuille. Concernant les grappes, c’est même du 100%. Mais le BSV appelle les viticulteurs à la vigilance. « Si elles restent de faible intensité, des contaminations ont pu avoir lieu lors des pluies des 23 et 24 mai. » Des symptômes sont notamment observés sur la zone de Chinon et l’Est de la Touraine.

Un risque en forte hausse

Et partout en France, les modèles annoncent une forte hausse des risques. En Gironde, quelques zones comme le nord du Médoc, sont encore complètement épargnées, mais « les pluies du weekend précédent ont pu générer les premières contaminations et le risque atteindra un niveau fort sur la totalité du vignoble dans les 3 jours à venir » prévient le BSV du 26 mai. Aucune contamination ne devrait cependant avoir lieu avant les nouvelles averses de mercredi.

La situation se dégrade déjà en Paca. « Sur 144 parcelles observées du 20 au 26 mai, 19 présentaient des symptômes. Sauf exceptions, moins de 10% de feuilles étaient attaquées. »

La maladie progresse aussi dans le Jura, la Nièvre et l’Ouest du Loir-et-Cher, où des contaminations ont suivi les pluies du 20 avril. Quelques symptômes sont également observés dans le Sancerrois, « essentiellement les parcelles fortement touchées en 2019 » détaille le BSV.

Les viticulteurs sont appelés à bien surveiller leurs parcelles, d’autant plus qu’une dégradation orageuse se dessine dans plusieurs régions la semaine prochaine. Ils devront observer les feuilles jusqu’à la fermeture de la grappe.

 
Intervignes est édité par Vitisphere, siège social 1500 avenue de la pompignane - 34000 Montpellier
N° d'inscription CNIL 738619. Copyright © 2020 intervignes.com Tous droits réservés