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Jeudi 21 mars 2019

Alliance Bourg met en vente deux sites de vinification


La cave coopérative bordelaise veut redimensionner son outil de production et ses charges, en ligne avec la diminution de ses apports et le contrecoup d'aléas climatiques.

Alliance Bourg met en vente deux sites de vinification

« Comme nous avons moins d’hectares, nous devons équilibrer nos charges. Nous allons vendre deux sites de vinification : Aubie-Espessas et Lansac, qui ne nous servent plus à rien » annonce Christophe Doucet, le président d’Alliance Bourg. Avec 65 adhérents à l’heure actuelle, la coopérative bordelaise représente désormais 450 hectares de vigne. Bien loin des 1 200 ha de 2007, à l’époque de la fusion des caves de Pugnac, Tauriac et Lansac. Rejoint en 2012 par la cave d’Aubie-Espessas, l’ensemble coopératif vise désormais un potentiel de production de 29 000 hectolitres de vin (dont 4 000 hl en prestation). Un volume bien éloigné de ses 200 000 hl de cuverie à disposition.

Alliance Bourg indique mettre officiellement en vente les bâtiments et cuveries des caves de Lansac à 300 000 euros et d’Aubie-Espessas à 380 000 € (cette cave étant actuellement louée par un vinificateur, qui a la priorité sur le bien). Alliance Bourg conserve son siège social de Pugnac (qui abrite la chaîne d’embouteillage de la coopérative, ainsi que 30 000 hl de cuverie inexploitée), la cave de Tauriac (où sont vinifiés depuis 2012 tous les vins, avec 30 000 hl), ainsi que ses bâtiments de Saint-Vivien-de-Blaye (où sont stockés des vins pour des négociants).

Notre premier problème n’est pas financier

Entre le départ d’adhérents vers la toujours plus grande cave voisine de Tutiac et la perte des adhérents s’en allant à la retraite, Alliance Bourg assume son besoin de restructuration. Sans qu’il y ait péril en la demeure se défend Christophe Doucet. « Même si la commercialisation ne se porte pas bien à Bordeaux, notre premier problème n’est pas financier. Il s’agit d’optimiser nos sites face à l’érosion de nos viticulteurs. Nous essayons pour le moment de rester indépendants de toute autre structure » affirme le président d’Alliance Bourg. Qui assure par intérim des missions de direction général, Mickaël Violleau ayant quitté ce poste en mars 2018, continuant à suivre la commercialisation de la coopérative par sa société de conseil.

« On attend avec impatience une bonne récolte en 2019 pour reprendre un cours d’activité normal » glisse Christophe Doucet. Alliance Bourg ayant besoin de volumes, après de petites récoltes successives, marquées par le gel en 2017 (11 500 hl) et la grêle en 2018 (20 000 hl). Qui ont pesé sur le chiffre d’affaires. Et accentué le poids financier de sites inutilisés.

 
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