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Mardi 19 juin 2018

Premier investissement japonais en Anjou


Le groupe japonais Nichifutsu Shoji vient de reprendre un domaine de 5 hectares plantés en terres angevines. Objectif : en replanter autant et produire des vins naturels.

Premier investissement japonais en Anjou

C’est une première pour l’Anjou viticole. Un groupe japonais vient de prendre possession de la Martinière, un petit domaine de 11 hectares (dont 5 seulement sont plantés en vigne) à Coutures, au sud-est d’Angers, dans un terroir très particulier, là où se cotoie le massif armoricain et le bassin parisien. La société nippone Nichifutsu Shoji (Société Française de Commerce), dont l’un des dirigeants connaissait Xavier Caillard, le vigneron-propriétaire précédent, a investi 900 000 € dans cette reprise qui comprend également un joli manoir du XVIIe siècle. Restera à investir à nouveau quelques milliers d’euros dans le matériel de vigne et de cave qu’il faut renouveler.

Intéressés par le vin les dirigeants actuels souhaitaient investir dans la viticulture. “La situation géographique, à 1h30 de Paris en TGV a joué”, précise le directeur Michel Tsutsui de la société qui entretient depuis plus de 50 ans des liens commerciaux entre la France et le Japon, via l’importation de produits et matériels français dans les domaines de la boulangerie et de la pâtisserie. À ceci, se sont ensuite greffées d’autres activités commerciales, comme l’importation de vins naturels exclusivement, “pour se démarquer des nombreux autres importateurs de vin français”, de Cointreau…

vins bio & nature

A la Martinière, les Japonais souhaitent poursuivre le développement en plantant quelques ha supplémentaires, notamment en chenin. Aujourd’hui, le domaine est majoritairement constitué de cabernet franc. “Nous voulons produire en agriculture biologique, des vins naturels”, indique l’un des dirigeants. “On importera nos propres vins pour la moitié des volumes. Les autres seront commercialisés localement”. Et, c’est Kaya Tsutsui, le directeur général, qui après s’être formé au lycée voisin de Montreuil-Bellay, sera aux commandes de l’exploitation avec un salarié angevin, Adrien Vaillant – fils d’un vigneron du Layon – recruté tout récemment.

 
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