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Vendredi 06 avril 2018

Le prix des vignes françaises toujours orienté à la hausse


Selon la note de conjoncture AgriFrance 2018, le foncier viticole est toujours orienté à la hausse. Quelques AOP font néanmoins exception.

Le prix des vignes françaises toujours orienté à la hausse

Depuis 10 ans, le foncier viticole est orienté à la hausse, rappelle la note de conjoncture AgriFrance de BNP Paribas. En moyenne sur la décennie, les prix progressent de 3.7 % par an. A noter que le marché des transactions représente moins de 2 % de la surface totale du vignoble français.

Ce constat cache bien évidemment des disparités. Cinq régions apparaissent comme des moteurs déterminants de cette progression : la Champagne, Bordeaux, la Provence, la Bourgogne et la vallée rhodannienne.

Petites surfaces vendues en Champagne

En Champagne, les prix ont progressé de 3.4 % en 10 ans pour un prix moyen de 1.2 à 1.5 millions d’euros. L’essentiel des transactions porte sur de petites surfaces, 15 ares en moyenne, ce qui permet l’accès au foncier des viticulteurs.

A Bordeaux, l’activité est très dynamique, souligne la note. Dans la région, 2 % de la surface est vendue chaque année, soit 2 500 ha. Les prix sont très variables suivant le prestige des appellations. De 20 000 euros/ha en bordeaux à 3.6 millions d'euros en pomerol. En Saint-Emilion, les prix progressent de 15 % en 2017 par rapport à 2016 à 1 794 180 euros. En Saint-Estèphe, la hausse est de 8.7 % à 795 600 euros. A noter que Fronsac et Bordeaux connaissent une orientation du prix du foncier après voir perdu 50 % sur les 20 dernières années.

En Provence, en lien avec les résultats commerciaux plus que positifs, le foncier est à la hausse. Au détail près, du retrait des Coteaux d’Aix qui se valorisent à 43 670 euros, en baisse de 3.5 % par rapport à 2016.

Rareté du foncier en Bourgogne

En Bourgogne, la rareté du foncier joue fortement sur le prix des vignes, notamment dans les Grands Crus. « En appellation communes, il faudra compter entre 0.9 et 1.4 million d’euros/ha, alors qu’un Premier Cru cote entre 2 millions et 3.2 millions d’euros » indique la Note.

En Côtes du Rhône, le foncier est également orienté à la hausse avec un marché très étroit dans la partie Nord du bassin de production. L’appellation Hermitage cote 1 331 720 euros, en hausse de 4.4 % par rapport à 2016. Dans la zone sud, l’AOP Côtes du Rhône se valorise entre 20 000 et 30 000 euros/ha, les Côtes du Rhône Village progressent et cotent entre 35 000 et 55 000 euros.

Enfin, la note s’intéresse au Val de Loire. Du fait de faibles investissements extérieurs malgré les atouts de la région, le foncier est beaucoup moins dynamique. Ainsi, précise la note : « l’AOP Anjou baisse de 2.8 % et se valorise à 17 980 euros/ha, alors que Saumur-Champigny progresse de 1 % et affiche 65 360 euros/ha ».

La note ne donne pas d’informations sur les autres régions viticoles. Les chiffres sont tirés des Valeurs Vénales 2018.

 
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