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Lundi 04 décembre 2017

À Châteauneuf-du-Pape, la Safer Paca veille au grain


Le prestigieux cru a connu un volume de transactions foncières sans précédent en 2017. Selon la Safer Paca, qui a pris part dans une bonne partie de ses ventes, le prix moyen de l’ha de vigne dans le vignoble s’élève à 407 730 €.

À Châteauneuf-du-Pape, la Safer Paca veille au grain

La Safer Paca remet les pendules à l’heure « Non, l’hectare de vigne à Châteauneuf-du-Pape ne se vend pas au-dessus de 450 000 euros ! », a lancé Jean-Louis Canto, président du comité technique de l’agence dans le Vaucluse lors d’une conférence de presse sur le marché du foncier viticole au sein de la prestigieuse appellation. Car en 2017 les transactions ont connu une dynamique sans précédent dans le cru castelpapal ce qui a donné lieu « à des annonces sur le prix des vignes à Châteauneuf-du-Pape au-dessus de la réalité des faits dans les media », ajoute Jean-Louis Canto. 160 ha ont en effet été vendus ou échangés au cours de l’année, dont 104 ha traités par la Safer. À titre de comparaison, 19 ha ont changé de main en 2016 et 53 en 2015.

La Safer, un régulateur 

À quel prix ? En 2017, le prix moyen d’un ha de vigne s’est élevé à 407 730 € selon la Safer contre 386 750 €/ha l’année précédente et 377 715 €/ha il y a deux ans. « Le prix des terres se raffermit certes, mais ne dépasse donc pas les 450 000 €/ha », observent les responsables de la Safer. Autre fait notable de l’année, sept domaines ont trouvé de nouveaux acquéreurs contre trois seulement en 2016. Sur les sept ventes de 2017, six ont transité par l’intermédiaire de la Safer. Un domaine, et non des moindres à savoir le domaine de Nalys et ses 50 hectares de vignoble, a échappé à l’organisme. C’est la Maison Guigal basée à Ampuis qui s’en est emparé en le rachetant à Groupama en juillet dernier. « Nous n’avons pas pu intervenir car la compagnie d’assurance a vendu au négociant de la vallée du Rhône septentrionale 99 % de ses parts, déplore Jean-Louis Canto qui aurait préféré que la propriété reste entre les mains des opérateurs locaux. La Safer ne peut préempter que si 100 % des parts d’une société sont cédés. »  « Notre présence empêche les prix de s’enflammer », observe de son côté Fabrice Trip Capdeville, le directeur départemental de la Safer dans le Vaucluse. Exemple, cette année la Safer a fait l’acquisition de 19,3 ha de vignes classés en AOC Châteauneuf-du-Pape. Elles appartenaient à un coopérateur du Cellier des Princes. « Nous nous sommes engagés à racheter la propriété au prix de 8,4 millions d’euros pour le vignoble et le hangar soit 434 500 €/ha pour les vignes », commente le responsable. Deux importants domaines de l’appellation convoitaient cette propriété pour un montant nettement supérieur. « Notre intervention a permis de limiter l’inflation sur le prix des terres et a offert des opportunités de développement à des vignerons locaux », souligne Fabrice Trip Capdeville. Huit ha de vignes ont ainsi été remises à deux jeunes agriculteurs en cours d’installation. 6 ha ont été rétrocédés à la cave coopérative. Les 5 ha restant ont permis à une exploitation voisine de consolider sa superficie. 

 
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