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Mercredi 05 avril 2017

Ces éléments à connaître avant de reprendre un domaine viticole


Grégory Herbet, expert-comptable au cabinet Giornal, a expliqué lors de la conférence sur l'installation en viticulture par l'Université du vin de Suze-la-Rousse, les éléments à « avoir en tête » lors de la reprise de domaine viticole.

Ces éléments à connaître avant de reprendre un domaine viticole

« Avant toute chose, il faut avoir les pieds sur terre. Reprendre un domaine viticole reste avant tout un business, il ne faut pas se tromper sur les moyens dont on dispose et ce que l'on en attend », a prévenu, d'entrée, Grégory Herbet, expert comptable, lors d'une conférence sur l'installation en viticulture organisée par l'Université du vin de Suze-la- Rousse (Drôme).

En d'autre terme, il faut avoir un projet clair, qui passe par l'étude de la rentabilité de l'entreprise à reprendre : chiffrage de ce qui va être produit, mais surtout, à quel prix...Ce qu'on appelle aussi les coûts de production (voir encadré). « Quand on est en phase de reprise, on a rarement de bonnes surprises, c'est très rare d'être dans la stricte continuité du prédécesseur... Les modifications entraînent souvent des coûts supplémentaires », prévient Grégory Herbet. Il faut donc s'attendre à ce que ce chiffrage soit sous-estimé. De ce fait, avoir une « sécurité financière lors d'une reprise facilite grandement les choses, lesquelles peuvent devenir compliquées sinon...».

De l'importance du rendement dans le modèle économique

Une fois évalués les coûts de revient, on est alors en mesure de vérifier si les montants sont cohérents et de se comparer aux autres. Ajoutés aux charges de structure, ils servent aussi à mieux fixer le prix de vente minimum de ses vins, et à s'assurer que l'on est en adéquation avec ses futures recettes...

A propos des recettes, l'expert-comptable attire l'attention des futurs vignerons sur l'importance du rendement potentiel des vignes rachetées. « Il faut acheter un outil capable de produire au mieux, ou qui doit le devenir. C'est capital, il faut de bons rendements. Sans rendement, point de salut, cela ne fonctionnera pas », a-t-il insisté. Et si le vignoble est insuffisamment productif, il faut alors le prévoir dans le projet de rachat, en y intégrant les moyens mis pour parvenir à les redresser.

Dernier point enfin, essentiel lui-aussi : tenir compte du fait qu'il s'écoule parfois un an et demi avant les premières rentrées d'argent. Il faut donc prévoir un fond de roulement en adéquation avec tous ces besoins quotidiens. « C'est là où il y a le plus d'échecs », constate Michel Veyrier, de l'agence Vinea Transactions, également présent lors de la conférence.

 
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